Le saviez vous?

D’où vient le goût ?

Chez FamilEat, on se pose souvent la question : d’où vient le goût ?

Pourquoi, par exemple, certaines personnes aiment les champignons… alors que d’autres ne s’y intéressent pas, ou pire, ne peuvent pas les supporter ?

Est-ce un fait génétique (comme pour la coriandre) ou est-ce un choix ? Dans cette article on revient sur plusieurs facteurs qui peuvent influencer notre sens du goût.

 

C’est d’abord une réaction chimique 

Le sens du goût et le plaisir qui vient avec vient en premier lieu d’une chaine de réactions chimiques : en effet lorsque les papilles sont stimulées, cela crée des signaux chimiques qui se rendent au cerveau. Et puis c’est le cortex insulaire dans le cerveau qui les interprète et donne un avis positif ou non… L’odeur qui passe dans les sinus joue aussi un rôle.

C’est le mélange de ces aspects sensoriels qui aide le cerveau à interpréter le goût de nos aliments ! En effet, l’odeur du fromage ou la texture des huitres vont directement influer sur notre perception du goût.

Cela nous explique peut-être comment le goût est interprété mais pourquoi avons-nous des goûts différents et qu’est-ce-qui influence ces différences ?

Un autre facteur vient des gènes qui dictent nos sensitivités au goût sucré, salé et amer. Ces sensitivités varient d’une personne à l’autre. Voilà la raison pourquoi certains ne vont pas aimer les choux de Bruxelles, alors que d’autres vont adorer : leur goût amer peut paraitre beaucoup trop fort, alors que pour d’autres il sera presque inaperçu.

Les bactéries de l’estomac ont aussi un rôle

Notre estomac peut aussi déterminer si un aliment est bon pour nous… après tout, l’estomac est souvent nommé le « deuxième cerveau ».

Certaines études montrent que nous avons des milliards de bactéries qui dictent notre comportement alimentaire. Notamment, notre attirance au sucre et au gras existent grâce aux bactéries.

Le choix que vous ferez entre un burger et une salade pourra de faire augmenter ou diminuer une certaine population de bactéries. Par exemple, les lactobacilles peuvent transformer notre envie de protéines avec une envie de sucre ! Plus ces envies sont satisfaites, plus la population de bactéries grandit. Ainsi, l’envie devient de plus en plus forte.

Voilà comment éviter de manger trop de sucre : il faut d’abord ne pas satisfaire nos envies passagères !

Une question d’habitude ?

Ce que l’on mange pendant notre vie va bien sur développer nos habitudes alimentaires… Même ce que nous consommons avant d’être nés, grâce aux habitudes de notre mère pendant sa grossesse, influence notre goût !

Donc, le comportement alimentaire des mamans enceintes peut déterminer le goût de la génération suivante. En effet, les papilles apparaissent dès 8 semaines de gestation.

Ainsi les enfants développent leur propre goût culturel avant d’être en contact direct avec des produits alimentaires !

Notre mémoire de certains produits alimentaires influence aussi notre goût. Depuis qu’on est jeune, on créé des associations avec ce que l’on mange. De cette manière, un petit morceau de madeleine peut nous faire plaisir, non parce qu’on aime le goût de la madeleine tout court, mais parce qu’on retrouve le plaisir des mémoires de notre enfance !

Une étude en 2011 a pu montrer que se rappeler positivement et explicitement un certain légume augmente la probabilité de consommer ce légume plus tard.

Voilà une bonne raison pour faire manger des légumes aux enfants : apprenez leur le goût des bonnes choses, ils vous en remercieront plus tard !